Projection au Studio LNA: 22 Juillet 2010 de 21h30 à 23h30.
Extraits de la collection privée de M. Sylvain Maury:
- L’Ange Bleu, spectacle de Jean-Marie Rivière
- Jean-Marie Rivière, de l’Alcazar au Paradis Latin – documentaire
- Paris Paradis, spectacle de Jean-Marie Rivière
- Extraits de Chobizenesse, de Jean Yanne
Jean-Marie Rivière est un acteur, metteur en scène et directeur de music-hall français, né le 18 mai 1926 à Bergerac et mort le 23 avril 1996.« Figure emblématique du monde du spectacle », il fut « longtemps considéré comme l’un des “rois” des nuits parisiennes ». Il a successivement fondé et animé le Café des Arts à Saint-Tropez, les cabarets parisiens de l’Alcazar (1968), l’Ange Bleu et le Paradis latin (1977). Découvreur de talents, « son héritage inspire encore de nombreuses scènes mondiales ».
Le Paradis Latin
Doyen des cabarets de la capitale, son origine remonte à 1802, année où le Premier consul Napoléon Bonaparte fait bâtir le théâtre Latin, rue des Fossés-Saint-Victor. L’inauguration a lieu l’année suivante. En 1830, le théâtre Latin devient un des hauts lieux hétéroclites à la mode des nuits parisiennes où se côtoient artistes, bourgeois, écrivains, poètes, journalistes, hommes politiques, intellectuels, étudiants, ouvriers, commerçants, aristocrates… Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Alexandre Dumas fils et Prosper Mérimée sont des habitués. Il est détruit par un incendie durant la Guerre franco-prussienne de 1870, lorsque le chancelier prussien Otto von Bismarck assiège Paris. Ses ruines calcinées subsistent pendant 17 ans. En 1887, lors de la préparation de l’Exposition universelle de 1889, Gustave Eiffel reconstruit le théâtre en même temps que sa tour. La nouvelle salle est inaugurée le dimanche 20 janvier 1889 sous le nom de Paradis latin et affiche complet tous les soirs en présentant des revues et des ballets. Yvette Guilbert, la star de la chanson de l’époque s’y produit.Au début du xxe siècle, Montmartre devient le quartier à la mode de Paris et le Paradis latin connaît plusieurs dépôts de bilan successifs malgré la Belle Époque. Le faïencier-verrier Charles Leune finit par acheter l’endroit pour y installer son atelier. Il est repris en 1930 par un industriel pharmaceutique qui dépose le bilan et laisse l’endroit longtemps inoccupé.En 1973, le promoteur immobilier Jean Kriegel achète l’immeuble pour le transformer en appartements. Après avoir découvert l’existence de la salle de spectacle à l’occasion du démarrage des travaux, il décide, séduit par les lieux, non plus de réaliser l’opération immobilière initialement prévue mais de ressusciter ce cabaret mythique de 720 places selon les plans originaux d’Eiffel. Jean-Marie Rivière, directeur artistique, assisté de l’auteur Frédéric Botton, y présente la première revue Paris Paradis le 14 novembre 1977, qui connaît un triomphe.
